23 juin
Apparemment, le mois de mai n'a pas suffit : fin juin, la pluie s'invite encore régulièrement à Montréal. Et le concert de la fête nationale du Québec n'a pas échappé à la tendance météorologique de l'été : les trombes d'eau aussi étaient de la partie. 
Nouvelle année, nouveaux artistes. La Bronze mise à part (pour l'avoir découverte à la manif' des femmes), je n'en connaissais aucun.
Ce qui est marrant avec les chanteurs québécois, c'est que - style vestimentaire, gestuelle, coiffure, voix - ils ont tous un cousin-équivalent de l'autre côté de l'océan. Après Johnny Hallyday l'an dernier, on a eu droit au Julien Doré québécois cette année et à la voix d'Eddy Mitchell couplée à la chevelure de Pierre Perret. Vu comme les spectateurs maîtrisaient ses chansons sur le bout des doigts, il semblerait que Pierre-Eddy (Robert Charlebois) soit une institution par ici...
Puis, tout à coup, changement de décor, changement de chanson : des dizaines de petites feuilles de cannabis ont fait leur apparition sur le grand écran tout au fond, se raccordant parfaitement avec le titre de la chanson (Ô Cannabis). Une chanson prônant la consommation de cannabis avec un titre ressemblant étrangement à celui de l'hymne national canadien (Ô Canada), y a pas à dire, c'est un petit coquin ce Monsieur Charlebois ! 

24 juin
Pour moi, cette année, pas de défilé, ni de fête de quartier. Mon déménagement, initialement prévu au 1er juillet, ayant été avancé, mon activité principale de la journée aura été de faire mes valises.
Une fois ma montagne de sacs, boîtes et valises bien entassée dans un coin façon tétris, direction la terrasse de mes amis pour un barbecue. Dans un décor de briques et de palettes, sur fond de musique d'un concert joué dans un parc à proximité, à moi les saucisses, les merguez, les légumes grillés et la super soirée posée !
Pas non plus de photos touristiques par milliers. Pour moi, la fête nationale du Québec a un petit goût d'intégration, cette année.

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