Juste Pour Rire. LE festival que j'attendais. De retour là où tout a réellement commencé. Et, cette année, mon badge de bénévole, j'avais bien l'intention d'en profiter. La programmation était aimantée sur mon frigo, les artistes que j'avais repérés entourés et leurs dates de spectacle ajoutées. Bref... j'étais parée !

SEMAINE N°1
LUNDI

Direction le festival dès la sortie du travail. Même partenaire de crime, même camion de poutine que l'an passé. Seul le spectacle a changé. Après le MozART group en avant-première la semaine précédente, Le Siffleur : un spectacle présenté comme une initiation à la musique sifflée. Interventions humoristiques et participation du public demandée (Oh mon Dieu ! Je sais pas siffler !). Vêtu de son costume trois pièces-queue de pie, Fred Radix est un siffleur/acteur/chanteur/danseur vivement recommandé !
En sortant, direction la scène Vidéotron pour assister au show des Village People. Maintenant que je travaille pour le YMCA, il était inconcevable de passer à côté d'une version en chair et en os de la chanson du même nom. Allez, tous en chœur : It's fun to stay at the Y, M, C, A...

MARDI
Grâce à mon statut de bénévole et ma super addiction aux réseaux sociaux réactivité, j'ai obtenu deux places pour assisté au Gala Engagés. Présenté par Laurent Paquin (humoriste québécois) et Jean-Luc Lemoine (humoriste français), les sketchs se sont enchaînés sur des thèmes variés avec, entres autres, Anthony Kavanagh comme invité.
Environnement, politique, féminisme, terrorisme : aucun sujet n'a été épargné. En ressortant de la salle Wilfried Pelletier, j'avais des abdos en béton armé... et l'estomac affamé !
Après une initiation aux frites de pois chiches (jolie découverte), je suis allée déguster ma glace crème glacée devant la scène Vidéotron où se produisait Mado Lamotte (une drag queen très célèbre à Montréal).

MERCREDI
Au réveil, j'étais super en forme pour une marmotte rentrée tard/levée tôt deux soirs de suite en pleine période de formation. Exit la vitamine D, il faudrait recommander le rire pour prévenir les coups de mou...
19h. Katherine Levac. Rodage. Le jour, l'heure, l'artiste et le spectacle que j'attendais avec impatience. Je savais qu'il était complet, mais prête à tout (y compris à rester debout tout au fond de la salle). Alors, badge de bénévole en mains, j'ai pris place dans la file d'attente... en vain. Ooooh... Trop triste, j'ai remanié mon calendrier hebdomadaire de spectacles et opté, deux portes plus loin, pour le Best of d'Éric Antoine... comme mon ancien élève boucher installé depuis quelques semaines à Montréal. C'est fou ce que le monde Montréal est petite !
À peine installés tout en haut/au fond de la salle que, pour combler les trous, on nous a vivement invités à nous rapprocher. Sérieux ?! Boh, inutile de me le répéter deux fois : troisième rangée me voilà !!! Si j'avais déjà vu la plupart des numéros au festival l'an passé, l'avantage d'avoir été aussi près cette année c'est que j'ai pu repartir avec la carte tombée à mes pieds (bonjour la groupie du pianiste de l'humoriste !) : l'as de carreau. Promotion... bonne nouvelle... rentrée imminente d'argent... aboutissement d'un projet... Y a pas à dire, j'ai bien fait de l'embarquer avec moi cette petite carte.

JEUDI
Comme le jeudi soir j'ai commencé les cours d'espagnol (travailler à l'école internationale de langues du YMCA a quelques avantages), impossible de me dédoubler : j'ai snobé le festival. Et, en même temps, tant mieux car la thérapie par le rire a ses limites. En entendant la sonnerie de mon portable au réveil, - awww... - la marmotte que je suis n'avait qu'une envie : enfuir sa tête sous la couette. En même temps, vues les températures du mois de juillet, c'est pas vraiment l'été donc, techniquement, j'ai le droit d'hiberner...

VENDREDI
Hum... et si on commandait un pichet de sangria et une assiette de nachos pour fêter l'arrivée du weekend de la fin de semaine avant d'assister au spectacle Rêveurs définitifs au Théâtre St-Denis ? Perso, je dis oui, oui, oui !
C'est donc le ventre bien rempli que nous avons assisté à un spectacle mélangeant magie traditionnelle, cirque, danse, musique et arts plastiques. Je ne sais pas si c'était la fatigue, la sangria ou tout simplement la mise en scène, mais les illusions étaient juste... Ouaouuuh !

SAMEDI
Et c'est parti pour le premier jour de mon weekend bénévolat... ou pas ! Le problème quand on agit comme si rien ne pouvait nous arrêter, c'est que notre corps finit par nous le faire payer. Phénomène qui est récemment devenu chez moi une spécialité. Du coup, obligée d'annuler. Plutôt que de risquer de m'écrouler sous la chaleur étouffante (oui, il fait enfin occasionnellement chaud à Montréal !) de la journée, j'ai passé l'après-midi dans mon lit, rideaux tirés, à tenter de récupérer touuutes les heures de sommeil que j'ai récemment plus-que-snobées.

DIMANCHE
Si la fatigue était toujours là, j'ai décrété que, cette fois, je n'y couperais pas. Mon T-shirt orange criard et mon badge (me permettant d'assister gratuitement à la quasi-totalité des spectacles proposés dans le cadre du festival), il fallait les mériter. Je les ai donc enfilés et je suis allée travailler.
Histoire de finir ma semaine marathon du rire en beauté, j'ai assisté au Gala Sketchs. Les Frenchies étaient prévenus dès le début : ce soir-là, seuls des humoristes canadiens étaient prévus. L'avantage c'est que j'ai pu 1-voir Katherine Levac en chair et en os le temps d'un sketch ou deux, 2-constater à quel point, en matière de québécois, j'ai relativement bien progressé. Allez, encore un an et je peux suivre les 4h de spectacle de Jean-Marc Parent les doigts dans le nez !

SEMAINE N°2
Mon corps ayant imposé son droit de veto après une première semaine à fond les ballons, exit les one man shows en anglais, la deuxième semaine, j'ai surtout officiellement entamé un marathon-hibernation.

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