Arrivé à mi-incubation, le bébé franco-canadien n°1 de mes amis/famille d'accueil/colocs temporaires était censé montrer ses parties intimes sur la prochaine écographie. Pour partager la découverte de son sexe avec nous, ils nous ont invités chez eux le temps d'une soirée intitulée Pick your color (Choisis ta couleur). Team boy vs team girl (licornes et jumeaux exclus, on était prévenus !), on a même pu parier.
À notre arrivée, rose, bleu : un verre de la couleur associée au sexe parié nous attendait. Comme pour moi, c'était un p'tit gars, j'ai bu dans un verre bleu toute la soirée.

Pour découvrir le sexe de bébé-mangue (les applications comparant l'évolution du fœtus à des fruits et légumes, je trouve ça génial !), il a fallu patienter jusqu'au dessert car c'est l'intérieur du gâteau qui nous l'a révélé.
Tout était bien planifié : le médecin devait écrire le sexe sur un petit bout de papier, le glisser dans une enveloppe destinée à la pâtissière qui, exit les colorants artificiels, choisirait des fruits roses ou bleus. Quant à nous, on avait pour mission de porter toute notre attention sur la couleur des fruits en question.
En théorie, oui, tout était bien huilé. Mais c'était sans compter sur :
1. le médecin, qui a oublié de demander aux parents de fermer les yeux avant de passer furtivement sur les parties intimes de bébé, permettant ainsi à la maman d'apercevoir un indice laissant peu de place au doute;
2. les fruits, qui, au contact de la crème pâtissière, ont dégorgé. Une couche supérieure bleue, une couche inférieure rose. Mais... les parents avaient pourtant prévenus : pas de jumeaux en vue !???
Redoublement donc de concentration sur le fruit... des bleuets !!! Yeaaaah ! De quoi arborer fièrement mon verre bleu tout le reste de la soirée (oui, bon, ok, comme les trois quarts des invités...).
Non, la réalité ne correspond parfois pas tout à fait à ce que l'on avait prévu, mais ces chemins de traverse sont à l'origine de bons fous rires et de jolis souvenirs.

La mission, maintenant, ça va être de lui trouver un prénom. En tant que colocataire ayant assisté à ses premières divisions cellulaires, j'ai bien tenté de négocier au moins le choix du deuxième prénom... sans succès.
Bon, ceci dit, j'avoue que, au fond, peu importe le prénom qu'il portera, peu importe le sport qu'il pratiquera (avec un papa nageur et une maman judoka, le sujet fait débat), moi, j'ai vraiment hâte de pouvoir le prendre dans mes bras ce petit loulou-là.

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